Prophet 0.25 : jouer dans le navigateur, et l'Oric
Dix-sept jours après sa mise en ligne, notre serveur Prophet passe de la 0.6 à la 0.25. Les programmes se lancent dans le navigateur, l'Oric rejoint le Neo6502, et chaque fiche dit ce qu'il faut pour que le programme marche.
Le 16 septembre, nous racontions la réécriture en Go du serveur Prophet et sa mise en ligne sur prophet.3617.fr. Le protocole n'a pas bougé depuis : prophet.neo, le client en ligne de commande de bocianu, reçoit les mêmes réponses, octet pour octet. Tout le reste a grandi. Voici ce qui a changé, version par version, et ce qui n'est pas encore vérifié.
Le serveur au 3 octobre 2026
| prophet.3617.fr | |
|---|---|
| Version | 0.25.0 |
| Programmes | 60 pour le Neo6502, 4 pour l'Oric |
| Catégories (Neo6502) | jeux 40, en développement 10, outils 6, firmware 3, autres 1 |
| Clients | prophet.neo (Neo6502), ProphetGui (Neo6502, bêta), ProphetOric (Oric-1 et Atmos, bêta) |
| Dans le navigateur | émulateurs Phosphoneo (Neo6502) et Phosphoric (Oric), en WebAssembly |
1. Jouer sans rien installer
Depuis la 0.10, la fiche d'un programme Neo6502 propose Jouer dans le navigateur. La page charge Phosphoneo, notre émulateur du Neo6502, compilé en WebAssembly, copie les fichiers du paquet dans un stockage en mémoire et lance le programme. Rien n'est écrit sur le disque du visiteur. La politique de sécurité du contenu n'autorise que les scripts du serveur et l'exécution du WebAssembly.
Les versions suivantes ont rempli cette page : un clavier virtuel et une barre d'outils repris de Phosphoric (0.16), la sauvegarde et la reprise de l'état de la machine (0.17), une présentation commune avec Phosphoric (0.19). Deux corrections sont venues de l'usage. Un programme en BASIC se lance désormais après NeoBASIC (0.16.1). Un paquet qui contient plusieurs .neo désigne celui qu'on lance par une ligne launch: de sa fiche (0.20) : avant, la page prenait le premier fichier valide, et ce n'était pas toujours le bon.
2. L'Oric, seconde plateforme
Chaque paquet porte maintenant une plateforme (0.11) : neo6502 par défaut, oric… La vitrine les montre toutes, avec un filtre et un badge de couleur. Le client texte, lui, ne voit que le Neo6502 : prophet.neo et ProphetGui reçoivent le même catalogue qu'avant, sans rien changer de leur côté.
Pour l'Oric, « Jouer » ouvre la page de Phosphoric (0.18). Depuis la 0.21, elle émule aussi la cartouche LOCI et le modem, sans relais : ProphetOric, notre client pour l'Oric, peut ainsi parler au serveur depuis le navigateur. Une limite demeure : le modem émulé ne sait pas ouvrir une connexion TCP brute, si bien qu'OricTel n'a pas de bouton « Jouer » (0.21.1) ; il fonctionne dans Phosphoric sur ordinateur.
Sur la machine, ProphetOric passe par la cartouche LOCI et le Modem Wi-Fi Oric. Il affiche les jaquettes dans le mode texte de l'Oric : le serveur les convertit en une mosaïque de 17 × 9 cases du jeu de caractères alternatif (format OLR1, 0.23).
3. Dire ce qu'il faut pour que ça marche
Un programme Neo6502 peut demander une version minimale du firmware, ou un modem. Depuis la 0.14, sa fiche le déclare (requires:, par exemple trinity >= 0.16.54) ; le site affiche un avertissement avec un lien vers le composant, et /requires/<id> le donne aux clients. C'est une information, pas un contrôle : le serveur ne connaît pas la machine qui l'interroge. Les réponses lues par prophet.neo restent identiques.
Les firmwares ont leur catégorie (0.22.1) : Trinity, en bêta, le firmware officiel du Neo6502 et les deux modems Wi-Fi. La liste /list/beta (0.22.2) regroupe ce qui est en développement, toutes catégories confondues.
4. Vérifier ce qu'on télécharge
Chaque fichier a son SHA-256 (0.7) et son CRC-32. Depuis la 0.13.1, /crc32/<id> donne en une requête le CRC-32 de tous les fichiers d'un paquet : ProphetGui s'en sert pour savoir ce qu'il a déjà téléchargé et pour vérifier chaque fichier reçu.
Côté sécurité, les accès protégés par mot de passe ont une limite d'essais (0.22). Elle s'applique aussi à l'en-tête utilisé par les clients et compte les essais par adresse réelle du visiteur, derrière le reverse proxy.
5. Un site pour les visiteurs
L'interface web est en anglais par défaut, avec un bouton pour passer en français ; le choix est gardé dans le navigateur (0.15). Le catalogue se filtre par date de publication. Trois pages s'ajoutent : Présentation et Aide, qui expliquent les trois clients étape par étape (0.24), et Contact, un formulaire transmis par courriel sur une liaison chiffrée (0.25). L'en-tête est commun à tout le site et se replie sur mobile.
6. Ce qu'on ne dit pas
« Jouer » fait tourner un émulateur, pas la carte : un programme qui marche dans la page peut se comporter autrement sur un vrai Neo6502 ou un vrai Oric. ProphetGui et ProphetOric sont en bêta ; ProphetOric n'a été essayé que dans Phosphoric, faute de matériel, et sa liaison chiffrée n'est pas vérifiée sur un vrai modem. Le code du serveur et des deux clients n'a pas encore de dépôt public. Le catalogue bouge chaque semaine : les chiffres du tableau sont ceux du 3 octobre 2026. Merci à bocianu, auteur du client, du serveur et du dépôt d'origine.
Sources & liens
- prophet.3617.fr — le serveur en production
- Le client communautaire prophet.neo (bocianu, GitLab)
- Créer un serveur Prophet pour le Neo6502 (16 septembre 2026)
- Phosphoric, l'émulateur de l'Oric
- Démarrer avec le Neo6502
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